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La Psycho-neuro-endocrino-immunologie.

C'est après son étude des liens existant entre la psychologie, la neurologie, l’endocrinologie et l’immunologie que, dans les années 1980, Robert Ader participe à “inventer” ce nouveau domaine de recherche qu’il baptise Psycho-Neuro-Endocrino-Immunologie.

En février 2020, j’ai eu la chance d’approfondir cette approche de l’ostéopathie lors d’un séminaire avec Anne Julie Morand, maître dans la discipline. Depuis, cette vision et ces techniques sont venues compléter ma pratique quotidienne. 

Pour la petite histoire...

Depuis Platon, Descartes et la philosophie universitaire traditionnelle, il est de coutume, en Occident, de séparer l’esprit du corps et l’âme du cerveau. La psyché s'en trouve séparée de la biologie alors que la dimension psychologique fait partie intégrante des processus de santé. Cela fait plusieurs dizaines d’années que l'on soupçonne les émotions et les phénomènes psychiques d'avoir une influence sur les fonctions corporelles sans pour autant pouvoir l'expliquer. 

Il faut attendre la découverte des neuro-hormones du cerveau par le Professeur R.Guillemin (prix Nobel de médecine 1977) pour que le dogme cartésien vole en éclat : la connexion corps-esprit est établie.

C’est alors une nouvelle image de l’humain qui se dessine, celui-ci apparaissant désormais comme une entité globale, intégrée.

 

Comprendre le processus de santé 

La santé est définie par l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé), comme “un état complet de bien être physique, moral, et social et pas seulement comme l’absence de maladie et d’infirmité.” La maladie, quant à elle, est la manifestation d'un dysfonctionnement de l'organisme caractérisé par différents symptômes et une certaine évolution dans le temps. La plupart des maladies sont multifactorielles et leur occurrence dépend de l’environnement, du vécu de l’individu, mais aussi des prédispositions que lui confère son patrimoine génétique.

 Le maintien de l’homéostasie (équilibre interne de l’organisme) est assuré par trois grands systèmes de communication et d’intégration : les systèmes nerveux central et autonome, le système endocrinien et le système immunitaire.

Alors que ces trois systèmes ont longtemps été considérés comme indépendants, les neurosciences nous amènent à réviser ce propos en nous montrant qu’ils communiquent entre eux de façon très précise. 

En effet, la relation entre psychisme, système neuro-endocrinien et système immunitaire est à envisager comme unitaire, en un réseau intégré. Lorsque celui-ci fonctionne harmonieusement, le bien-être psychosomatique est assuré. À l'inverse, un déséquilibre de ce réseau intégré peut déclencher des maladies psychosomatiques.

 

La communication entre les différents systèmes

La communication entre les systèmes est orchestrée par des messagers chimiques qui transmettent l'information. Il s'établit ainsi un dialogue entre les cellules, les organes et les tissus dans un langage biologique commun. 

Les informations sont véhiculées par voie sanguine et/ou nerveuse afin de maintenir le fonctionnement optimal de l'organisme : 

- le système nerveux transmet des signaux de type électrique et utilise des neurotransmetteurs ; 

- le système endocrinien utilise des molécules signal : les hormones qui circulent transmettent à distance des signaux spécifiques à leur organe cible ; 

- le système immunitaire transmet des messages grâce à des cellules qui circulent dans l’organisme et produisent localement des molécules actives, des cytokines et des anticorps.

Ainsi, l'interaction entre ces trois unités ont permis de mettre en évidence :

=> des relations entre la vie psychique et les défenses immunitaires,

=> l'influence du psychisme sur le système endocrinien, 

=> l'influence du cerveau et des hormones sur les cellules immunitaires.

Il s'agit d'un fonctionnement dynamique porté par des modes multiples et variables de communication entre les systèmes.

 

Ce n'est pas la tête qui pilote mais le corps !

Au regard de ce fonctionnement dynamique, il apparaît évident que le stress et les états émotionnels affectent significativement la fonction immunitaire et peuvent provoquer des changements physiques et psychologiques.

Or, nous savons aujourd'hui que 80% des informations vont du corps vers le cerveau et seulement 20 % vont du cerveau vers le corps.

Ainsi, nos sensations corporelles déterminent nos pensées et nos émotions qui, à leur tour, influencent notre métabolisme.

On parle de toxicité émotionnelle : Sensations corporelles > Émotions > Effets sur notre physiologie.

Dans le même sens, les aliments que nous ingérons sont également des informations données à notre corps, d'où l'importance d'une alimentation de qualité : "Nous sommes ce que nous mangeons".

La PNEI